Une leçon d’éducation

Une leçon d’éducation

A la suite de l’accueil de Dorcas, 5 ans, une jolie histoire. C’est notre petite Plamedi, 5 ans.

Sœur Fifi : Nous n’avons pas les habits qui vont à cette fille ( Dorcas). On est resté dans la maison avec des choses pour les grandes.

Joelle, l’éducatrice : Plamedi a beaucoup de choses qui ne lui vont pas. Peut-être qu’on peut prendre chez Plamedi

Sœur Fifi : il faut demander à Plamedi.

Elle vient et je dis

Sœur Fifi : viens t’asseoir. J’ai quelque chose à te dire (alors que d’habitude c’est elle qui a quelque chose à dire). Est-ce que tu peux me rendre un service ?

Plamedi : oui ma sœur.

Sœur Fifi : nous avons la petite là et nous n’avons pas d’habit. Il paraît que tu as des choses qui sont grandes pour toi, est ce que tu penses que tu pourras nous en donner pour Dorcas ?

Plamedi : ah oui, je peux lui donner alors qu’est- ce qu’on fait ?

Sœur Fifi : tu amènes tes affaires et tu choisis ce que tu veux garder et tu nous donnes ce que tu veux nous donner.

Elle est partie avec l’éducatrice et on a choisi et c’est elle qui nous as donné. Elle a dit la dernière fois je n’étais pas contente, parce qu’il y a une petite qui était venue qu’on avait amené à Katimel parce qu’elle était perdue et on a trouvé la famille au bout de deux jours et la famille est venue la chercher. Mais Plamedi n’a pas voulu donner quelque chose à cette fille parce que l’éducatrice qui est allée prendre les affaires de Plamedi sans rien dire. Elle a dit « en plus elle dit elle a pris et elle m’a rien dit ». J’ai dit à l’éducatrice « parles avec Plamedi pour clarifier cette histoire tu lui dis ce que tu as pensé ce n’est pas que tu as arraché ». L’éducatrice s’est excusée, elle a parlé et tout.

Et puis les jours passent

Sœur Fifi : tu as parlé avec l’éducatrice

Plamedi : ah oui ma sœur c’était bien je lui ai dit tu as bien fait et elle a bien fait et elle m’a demandé pardon et puis elle m’a dit qu’elle ne m’avait pas arraché

Sœur Fifi : et toi tu as compris

Plamedi : oui j’ai compris

Cette histoire s’est passée au début où Plamedi était là, elle ne parlait pas et elle était triste. Angela s’inquiétait ; j’avais l’impression qu’elle enregistre des choses et j’ai dit « le jour où elle va les sortir, nous serons perdues dans la maison ». Effectivement c’est ce qui s’est passé. Un jour je trouve au bureau tous ses jouets qu’elle a mis dans un coin et moi pour entrer, je devais enjamber et je dis « c’est quoi ça ? » et on me dit « c’est Plamedi qui jouait ». Je dis « Plamedi tes jouets sont dans le bureau ». Elle me regarde et elle dit « ma sœur Fifi tu ne travailles pas aujourd’hui ». En effet quand je vais à Katimel et qu’il y a une éducatrice, si les filles disent « ma sœur Fifi donne nous ça » je dis « non, non, je ne travaille pas il faut demander à l’éducatrice » parce que je ne vais pas me mêler et peut être l’éducatrice a dit non, non et moi j’arrive et elle me demande et moi je dis oui. Ce n’est pas bon, alors j’ai dit à Plamedi « je ne travaille pas ; oui c’est vrai je travaille pas ». Et puis je parle avec Joëlle, l’éducatrice et elle me dit « c’est moi qui lui ai demandé de venir jouer ici parce que les autres l’embêtaient tout le temps, elle pleurait, je me suis dit pour qu’elle soit au calme elle va venir devant moi ». On les a laissé toute la journée et moi je n’avais rien à dire comme je ne travaillais pas. Elle a de la répartie, elle commence à sortir des mots de français, elle se comprenne très bien avec Angela.

Sœur Fifi

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